Plantations-Haies-Vergers

Plantations-Haies-Vergers

Haies et talus

Depuis sa création, un des soucis majeurs du PCDN Bastogne a été de restaurer par diverses actions la biodiversité ainsi que le maillage écologique.

C’est ainsi que dès 2000, sur fonds propres, communaux ou dans le cadre de la Semaine de l’Arbre, des plantations ont été faites en bordure de voiries dans les anciennes communes de Villers-la-Bonne-Eau, Wardin, Longvilly, Noville et bien sûr Bastogne pour une distance totale d’environ 20 km. Outre la restauration de la biodiversité, de telles plantations permettent de lutter efficacement contre la formation de congères en hiver et servent de protection contre le vent. Cette opération s’inscrit également dans la continuité de celle entreprise par le Parc Naturel de la Haute-Sûre – Forêt d’Anlier qui vise depuis plusieurs années à recréer les haies d’autrefois en proposant de fournir gratuitement des plants d’arbres aux agriculteurs.

Parallèlement à cela, en 2007, le PCDN a procédé à la plantation d’arbustes à croissance rapide dans un talus près du village de Marvie. A cet endroit, du fait de l’absence de toute haie et d’un dénivellé de terrain important, lors d’averses ou d’orages violents, des coulées de boue inondaient les caves des maisons situées en contrebas. Depuis cette opération, les racines de ces arbres ont contribué à retenir les terres et plus aucun incident notable n’a été à signaler.

Création d’un arboretum

En collaboration avec l’Institut Communal d’Enseignement Technique de Bastogne ainsi qu’avec les Services communaux de l’Environnement et des Travaux, un ancien dépôt d’immondices a été aménagé en 2006 en arboretum didactique dans le village de Wardin. Une cinquantaine de feuillus de nos régions y ont été planté et chacun d’entre-eux est identifié à l’aide d’une plaquette.

Aménagement d’un verger conservatoire

En 2008, le PCDN de Bastogne a été contacté par les Facultés Universitaires de Gembloux, et plus particulièrement par l’équipe du professeur Marc LATTEUR. Cette université est en effet renommée dans l’Europe entière pour ses travaux en matière de conservation du patrimoine naturel et plus particulièrement la sauvegarde d’essences d’arbres fruitiers qui ne sont plus « à la mode » de nos jours.

Le professeur LATTEUR était à la recherche de terrains d’une certaine superficie (minimum 50 ares) qui pourraient accueillir de vieilles espèces d’arbres fruitiers. Les autorités communales disposaient d’un terrain de 67 ares situé à l’extrême nord de la Commune, à peine à 500 m de la limite de la commune de Houffalize.

Les travaux ont consisté en un déboisement de ce terrain (devenu vague au fil des années) et au nettoyage complet (ronces, …). 80 arbres fruitiers de notre région y ont été plantés (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, néfliers, noyers, noisetiers, …). Tous les travaux ont été réalisés en partenariat avec le Service de l’Environnement de Bastogne et la section Espaces Verts de l’ASBL HABILUX. Pour l’aménagement et la conception du verger en lui-même, nous avons pu compter sur les membres de l’ASBL AGEPA de Michamps.

Ce verger est en évolution constante. Il reste encore de la place pour y planter d’autres essences. Dans quelques années, les premiers greffons pourront être prélevés et regreffés sur des portes greffes pour augmenter le nombre d’arbres qui pourront alors être proposés à la population.

Plantations de pommiers sauvages dans les zones de chasse

Autrefois les pommiers sauvages étaient très répandus dans nos régions. Même s’ils n’appartenaient pas tous à l’espèce Malus sylvestris devenue très rare, ils étaient implantés dans la région depuis très longue date et possédaient une réserve de gènes extrêmement importante et intéressante pour la biodiversité. En effet ce sont des plantes allogames c’est-à-dire qui ne peuvent pas être fécondées par leur propre pollen, ce qui entraîne une énorme diversité génétique.

Ces pommiers étaient très prisés par les habitants de la région car, à un moment où les fruits étaient très rares, ils représentaient une source intéressante pour la production de confitures (sous forme de gelées) utilisées pendant l’hiver et également comme porte-greffes. A ce sujet, il est intéressant de noter que la plupart des ruraux étaient capables de greffer. Au printemps, ils greffaient de vieilles variétés de pommes sur les pommiers sauvages qu’ils trouvaient en abondance dans les forêts et les lisières. Lorsque la greffe était reprise (2 ou 3 ans après), ils venaient rechercher ces arbres pour les placer dans leur verger.

Malheureusement, à l’heure actuelle, les pommiers et les poiriers sauvages ont pratiquement disparu. C’est la raison pour laquelle l’asbl Agepa, qui compte actuellement plus de 60 membres, a réalisé une action d’envergure dans ce domaine en récoltant les pommes sauvages situées sur les quelques rares arbres survivants. Tous ces plants proviennent du district ardennais : de la région de Bastogne, de Saint-Hubert ou de Vielsalm. On dispose actuellement de plus de 3.000 arbres récoltés entre les années 2000 et 2006. Plusieurs personnes privées et surtout plusieurs communes ont déjà manifesté leur intérêt pour la replantation de ces arbres.

Toutefois, pour donner plus d’envergure à l’opération, il peut être extrêmement important de motiver les chasseurs à ce genre d’exercice. En effet ceux-ci sont parmi les premiers intéressés à disposer d’un biotope très diversifié. La plupart d’entre-eux sont conscients des avantages que représente la présence de pommiers sauvages. En effet, ces pommiers dont la floraison est très abondante, sont particulièrement utiles pour la prolifération des abeilles et surtout des bourdons. De plus, ils représentent une nourriture très appréciée par les oiseaux et les petits mammifères. Enfin, avantage non négligeable dans le cadre de cette opération, ils peuvent également aider à la nutrition naturelle du gibier. On remarquera dans ce domaine, qu’il paraît souhaitable d’établir des liaisons entre les chasseurs et les écologistes et cette opération représenterait précisément un point d’encrage important.

Durant 3 années, le PCDN a proposé une distribution de pommiers sauvages aux propriétaires de zones de chasse. 650 pommiers ont été distribués à 14 propriétaires.

En terminant, on rappellera donc que l’implantation de pommiers sauvages présente de nombreux avantages :

  • augmentation de la biodiversité et réserve de gènes, pour des arbres qui avaient tendance à disparaître complètement;
  • biotope intéressant pour bourdons, abeilles sauvages et abeilles domestiques;
  • nutrition pour les oiseaux, les petits mammifères et le gibier;
  • et enfin, réserve potentielle qui peut servir pour l’obtention de porte-greffes sur lesquels ont peut implanter des vieilles variétés de pommiers que l’on rencontre encore dans certains vergers d’Ardenne.
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